XXXI CONGRESS - AIX-en-PROVENCE, France - XXXI CONGRÈS

Thursday 20th – Friday 21st September 2001
jeudi 20 - vendredi 21 septembre 2001

 

LES APPROCHES DIDACTIQUES, UNE NOUVELLE PROBLEMATIQUE EN EDUCATION.

S. JOHSUA

Département des Sciences de l’Education, Université de Provence, Aix-en-Provence, France.

La didactique d’une discipline est la science qui étudie, pour un domaine particulier les phénomènes d’enseignements, les conditions de la transmission de la “ culture ” propre à une institution et les conditions de l’acquisition de connaissances par un apprenant. Le principal intérêt de cette approche est de systématiser une approche ternaire où sont pris en compte trois pôles ensembles : l’élève, le professeur, le savoir.

Cette façon de voir se combine dans le meilleur des cas à celles, monopôlaires, qui sont centrées sur l’élève uniquement ou bipôlaires (par exemple celles centrées sur les seuls rapports maîtres/élèves pensés comme indépendants des savoirs en jeu). Il est possible que ce soit pareil d'enseigner la poésie ou les mathématiques, mais avant de conclure dans ce sens, il faut d'abord se demander ce qui est spécifique aux mathématiques, ce qui est spécifique à la poésie, et, au delà, ce qui est spécifique à la mécanique automobile, au sport, etc. C'est cette vision générale qui est à la base de l'approche didactique.

1. L’élève aborde un enseignement avec une structuration particulière de connaissances. Celle-ci peut se révéler compatible avec ce qu’on veut lui faire apprendre, mais elle peut aussi ne pas y correspondre, ce qui est souvent le cas pour des savoirs scientifiques. Si l’élève ne peut apprendre qu’à partir de ce qu’il connaît déjà, il le fait nécessairement aussi contre ce qu’il connaît déjà, à un moment ou un autre.

2. Le savoir présenté en classe entretient des liens culturels et sociaux avec l’extérieur de la classe. Il subit des modifications lors de son introduction dans la structure didactique, et en vue de cette introduction. Comme partie d’un savoir constitué socialement en dehors de l’école, un “ morceau ” de ce savoir est plongé dans une histoire, une épistémologie, il est lié au type de problèmes (théoriques ou pratiques) qu’il permet d’aborder. Cette totalité ne peut s’intégrer telle quelle dans la structure didactique. Il faut donc la décomposer et la recomposer pour l’école. Mais cet “ apprêt ” du savoir à enseigner ne peut se résumer à une “ simplification ”. La manière dont l’apprêt est réalisé, l’ordonnancement des sujets, les absences inévitables de certains d’entre eux comme les ajouts nécessaires pour assurer une certaine cohérence à l’ensemble, tout contribue à faire du savoir présenté en classe une véritable re-création à l’épistémologie particulière, même si les liens avec le domaine d’origine sont encore repérables. C’est la transposition didactique.

3. Le professeur développe des conceptions précises, tenant à son histoire propre, sur la manière dont un élève apprend, sur les finalités de l’enseignement qu’il prodigue, sur les fondements épistémologiques de sa science.


Cette façon de voir s’est révélée efficace pour la compréhension fine des situations d’enseignement. On peut aussi tester ses limites quand on lui demande d’aborder la question décisive des apprentissages “ informels ”. On peut en effet faire la constatation d’une distance irréductible entre la description, aussi détaillée fut-elle, d’un savoir formalisé à propos d’un domaine de pratiques, et la nature (explicite ou pas, consciente ou pas) des techniques mises en œuvre dans celles-ci. Cela renvoie au sentiment commun qui affirme que, parmi les chirurgiens, cet homme est “ hautement compétent ”, que cette femme, elle, “ connaît son métier ” d’ingénieur. L’interrogation sur la nature des mécanismes socio-cognitifs impliqués dans l’action “ en situation ” est de la plus haute importance pour qui cherche comment, éventuellement, les faire acquérir d’une manière systématique. Que peut en dire l’approche didactique ?
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DIDACTIC APPROACHES, A NEW PROBLEMATIC TOPIC IN EDUCATION.

S. JOHSUA

Département des Sciences de l’Education, Université de Provence, Aix-en-Provence, France.

Didactics of a discipline represents the science which studies in this peculiar field the phenomenons of teaching, the conditions to transfer the specific knowledge of an institution and the conditions of knowledge acquisition by the learner. Its main interest is the systematization of a three dimension approach taking simultaneously into account the student, the teacher and the knowledge.

This manner to see is better associated whith the one dimension ones which are only centered on the student and the two dimension ones (for example those centered only on master-student relationsgips, considered as being independant of knowledge itself).

Maybe it could be the same to teach poetry or mathematics but one has to question what is specific in mathematics, what is specific in poetry and so on in car mechanics, sport, etc…This overall view is the basis of didactic approach.

1. The student enters a learning course with an individual organisation of knowledge. Maybe this one will be compatible with what is being teached but maybe no, and this situation is often the reality in scientific sciences. Because the student can only learn from what he knows yet, he has to learn against his prior knowledge.

2. Knowledge proposed in the class is related to social and cultural ones which have been acquired off the classroom. It is also modified when being introduced in didactic system and before its introduction. As a part of a knowledge socially constructed out of the class, a piece of this knowledge is introduced in a story, an epistemology. It is linked to the kind of problem (theoretical or practical) in question..This totality cannot be directly integrated in the didactic system. So we have to decompose and recompose it for the class. But this arrangement of knowledge to teach cannot be reduced to a simplification. The manner to arrange, to organize topics, the withdrawal of some of them and the adjunction of some others to achieve a sufficient coherence of knowledge to teach contribue to transform the knowledge that becomes a nex knowledge with a peculiar epistemology. That is the didactic transposition..

3. The teacher develops clear conceptions in relation with his own history on how the student learns, on the aims of his teaching, on the epistemologic basis of his science..

This kind of view is well operating for a more precise understanding of teaching situations. One can also test its limits by raising the key question of unformal learnings.
It is obvious that an irreducible gap exists between the most detailed description of a knowledge and the kind, more or less explicit, of technical means which are necessary to operate. This fact explains the common sense which is included in sentences such as « this surgeon is highly competent », or « this woman knows her engineer job ». The question of the socio-cognitive processes involved in « action in situation » is of top interest for everybody who searches how to lead to their systematic achievement. What maybe the contribution of the didactic approach ?

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