Thursday 20th Friday 21st September 2001
jeudi 20 - vendredi 21 septembre 2001
La didactique dune discipline est la science qui étudie, pour un domaine particulier les phénomènes denseignements, les conditions de la transmission de la culture propre à une institution et les conditions de lacquisition de connaissances par un apprenant. Le principal intérêt de cette approche est de systématiser une approche ternaire où sont pris en compte trois pôles ensembles : lélève, le professeur, le savoir.
Cette façon de voir se combine dans le meilleur des cas à celles, monopôlaires, qui sont centrées sur lélève uniquement ou bipôlaires (par exemple celles centrées sur les seuls rapports maîtres/élèves pensés comme indépendants des savoirs en jeu). Il est possible que ce soit pareil d'enseigner la poésie ou les mathématiques, mais avant de conclure dans ce sens, il faut d'abord se demander ce qui est spécifique aux mathématiques, ce qui est spécifique à la poésie, et, au delà, ce qui est spécifique à la mécanique automobile, au sport, etc. C'est cette vision générale qui est à la base de l'approche didactique.
1. Lélève aborde un enseignement avec une structuration particulière de connaissances. Celle-ci peut se révéler compatible avec ce quon veut lui faire apprendre, mais elle peut aussi ne pas y correspondre, ce qui est souvent le cas pour des savoirs scientifiques. Si lélève ne peut apprendre quà partir de ce quil connaît déjà, il le fait nécessairement aussi contre ce quil connaît déjà, à un moment ou un autre.
2. Le savoir présenté en classe entretient des liens culturels et sociaux avec lextérieur de la classe. Il subit des modifications lors de son introduction dans la structure didactique, et en vue de cette introduction. Comme partie dun savoir constitué socialement en dehors de lécole, un morceau de ce savoir est plongé dans une histoire, une épistémologie, il est lié au type de problèmes (théoriques ou pratiques) quil permet daborder. Cette totalité ne peut sintégrer telle quelle dans la structure didactique. Il faut donc la décomposer et la recomposer pour lécole. Mais cet apprêt du savoir à enseigner ne peut se résumer à une simplification . La manière dont lapprêt est réalisé, lordonnancement des sujets, les absences inévitables de certains dentre eux comme les ajouts nécessaires pour assurer une certaine cohérence à lensemble, tout contribue à faire du savoir présenté en classe une véritable re-création à lépistémologie particulière, même si les liens avec le domaine dorigine sont encore repérables. Cest la transposition didactique.
3. Le professeur développe des conceptions précises, tenant à son histoire propre, sur la manière dont un élève apprend, sur les finalités de lenseignement quil prodigue, sur les fondements épistémologiques de sa science.
Cette façon de voir sest révélée efficace pour la compréhension fine des situations denseignement. On peut aussi tester ses limites quand on lui demande daborder la question décisive des apprentissages informels . On peut en effet faire la constatation dune distance irréductible entre la description, aussi détaillée fut-elle, dun savoir formalisé à propos dun domaine de pratiques, et la nature (explicite ou pas, consciente ou pas) des techniques mises en uvre dans celles-ci. Cela renvoie au sentiment commun qui affirme que, parmi les chirurgiens, cet homme est hautement compétent , que cette femme, elle, connaît son métier dingénieur. Linterrogation sur la nature des mécanismes socio-cognitifs impliqués dans laction en situation est de la plus haute importance pour qui cherche comment, éventuellement, les faire acquérir dune manière systématique. Que peut en dire lapproche didactique ?
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Didactics of a discipline represents the science which studies in this peculiar field the phenomenons of teaching, the conditions to transfer the specific knowledge of an institution and the conditions of knowledge acquisition by the learner. Its main interest is the systematization of a three dimension approach taking simultaneously into account the student, the teacher and the knowledge.
This manner to see is better associated whith the one dimension ones which are only centered on the student and the two dimension ones (for example those centered only on master-student relationsgips, considered as being independant of knowledge itself).
Maybe it could be the same to teach poetry or mathematics but one has to question what is specific in mathematics, what is specific in poetry and so on in car mechanics, sport, etc
This overall view is the basis of didactic approach.
1. The student enters a learning course with an individual organisation of knowledge. Maybe this one will be compatible with what is being teached but maybe no, and this situation is often the reality in scientific sciences. Because the student can only learn from what he knows yet, he has to learn against his prior knowledge.
2. Knowledge proposed in the class is related to social and cultural ones which have been acquired off the classroom. It is also modified when being introduced in didactic system and before its introduction. As a part of a knowledge socially constructed out of the class, a piece of this knowledge is introduced in a story, an epistemology. It is linked to the kind of problem (theoretical or practical) in question..This totality cannot be directly integrated in the didactic system. So we have to decompose and recompose it for the class. But this arrangement of knowledge to teach cannot be reduced to a simplification. The manner to arrange, to organize topics, the withdrawal of some of them and the adjunction of some others to achieve a sufficient coherence of knowledge to teach contribue to transform the knowledge that becomes a nex knowledge with a peculiar epistemology. That is the didactic transposition..
3. The teacher develops clear conceptions in relation with his own history on how the student learns, on the aims of his teaching, on the epistemologic basis of his science..
This kind of view is well operating for a more precise understanding of teaching situations. One can also test its limits by raising the key question of unformal learnings.
It is obvious that an irreducible gap exists between the most detailed description of a knowledge and the kind, more or less explicit, of technical means which are necessary to operate. This fact explains the common sense which is included in sentences such as « this surgeon is highly competent », or « this woman knows her engineer job ». The question of the socio-cognitive processes involved in « action in situation » is of top interest for everybody who searches how to lead to their systematic achievement. What maybe the contribution of the didactic approach ?
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