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Mars 2011 - Arrêts sur l’actualité
Publiée le 15/04/11 – Depuis quelques mois, l’actualité internationale est très dense : conflits en Egypte, Tunisie, Libye, Côte d’Ivoire, catastrophes naturelles avec le terrible Tsunami au Japon… Dans ce contexte, nous nous sommes intéressés ici à l’impact qu’avaient pu avoir ces actualités exceptionnelles sur le trafic des grands sites d’actualité français.
Rappel des faits marquants de l’actualité française et internationale en février et mars 2011 :
11 février : démission de Hosni Moubarak en Egypte
15 février : crise franco-mexicaine (affaire Florence Cassez)
23 février : la Libye est coupée en deux entre les pro et les anti-Kadhafi. Lancement d’une opération d’évacuation internationale
25 février : 3 otages libérés sur les 7 français enlevés au Niger en Septembre 2010
27 février : violent séisme au Chili (8,8 sur l’échelle de Richter) et alerte au tsunami dans tout le Pacifique, démission de Michèle Alliot-Marie au poste de Ministre des Affaires étrangères
11 mars : séisme au Japon (8,9 sur l’échelle de Richter), 6h46 heure française, tsunami
12 mars : explosion dans la centrale nucléaire de Fukushima
14 mars : nouvelle explosion à Fukushima
15 mars : nouvelle explosion à Fukushima, réplique de magnitude 6
16 mars : déclaration de l’empereur du Japon, Akihito
19 mars : début des opérations militaires contre les forces du colonel Kadhafi en Libye
21 mars : nuage radioactif de Fukushima (suivi de son déplacement)
29 mars : alerte au plutonium à Fukushima
30 mars : l’empereur du Japon rend visite aux sinistrés
31 mars : visite de Nicolas Sarkozy à Tokyo, guerre civile en Côte d’Ivoire
Le graphique suivant présente l’évolution horaire moyenne du trafic enregistré sur les sites d’actualité français pour les visites générées en France du 1er février au 9 avril 2011. Le trafic réel est comparé à l’estimation du trafic sans effet perturbateur.
Le 11 mars 2011, les sites d’actualité en France enregistrent un très gros pic de trafic, suivi d’autres pics qui vont se succéder jusqu’à la fin du mois :
Trois semaines après le tsunami, l’impact de l’actualité n’est plus visible sur le niveau de trafic des sites d’actualité français :
Le graphique ci-après livre les impacts quotidiens engendrés par une actualité exceptionnelle, estimés en moyenne sur les sites d’actualité français, pour le mois de mars 2011.
Du 11 au 21 mars : des visites entre 30% et 57% plus élevées qu’en l’absence d’actualité exceptionnelle :
Un impact plus fort que le séisme d’Haïti de janvier 2010 :
Le graphique suivant présente la répartition horaire du gain de trafic estimé le 11 mars 2011 en moyenne sur les sites d’actualité français, comparée à la répartition horaire du trafic estimé en absence d’actualité exceptionnelle.
Pour se rendre sur les sites d’actualité ce 11 mars, les internautes ont privilégié les tranches horaires du matin, de la pause déjeuner et de la fin de soirée :
Si l’actualité internationale est très dense depuis quelques mois, le terrible tsunami qu’a subi le Japon le 11 mars semble avoir particulièrement touché les Français en provoquant une affluence sans précédent sur les sites d’actualité.
Ainsi malgré une actualité fortement animée en février par les conflits en Egypte et en Libye, c’est vraiment à compter du 11 mars, et durant trois semaines, que l’impact des événements sur le trafic des sites d’actualité devient spectaculaire : le 16 mars, jour de la déclaration de l’empereur Akihito, les sites enregistrent jusqu’à 57% de trafic supplémentaire.
Trois semaines après le tsunami, le trafic retrouve un niveau très proche de celui estimé sans événement exceptionnel bien que les conflits libyens et ivoiriens soient toujours au cœur de l’actualité.
Il semblerait donc que la catastrophe japonaise, plus que tout autre événement, ait très fortement sensibilisé les Français. Peut-être en raison de son origine naturelle et incontrôlable, de son ampleur hors normes, mais aussi, au-delà du désastre humain au Japon, en raison des débats que cela a suscité au niveau du nucléaire notamment et des répercussions qu’il y aurait pu avoir en France (nuage toxique)…
Cette étude a pour objectif d’estimer à un moment t, une fluctuation sur le trafic, paraissant inhabituelle dans un contexte ordinaire.
La méthode non-paramétrique de dessaisonalisation utilisée permet, pour chaque site intégrant le périmètre, de décomposer le trafic en une tendance de long terme, une composante cyclique (jour * heure), et une partie irrégulière, à laquelle nous nous intéressons.
Le cycle désigne un mouvement quasi périodique autour de la tendance, mettant en avant une succession de phases de croissance et de récession. Plus précisément, pour un site, le cycle est la baisse de trafic habituelle observée un jour de week-end par rapport à un jour de semaine, associée à la baisse de trafic observée la nuit par rapport à la journée, si tel est le cas.La méthode élaborée pour cette étude s’inspire de la méthode X11 utilisée dans le traitement de séries chronologiques.
Nous nous intéressons dans cette étude au trafic moyen, enregistré par un périmètre de 12 sites d’actualité français audités par AT Internet en filtrant sur les visites provenant de la France. Lors de la constitution du périmètre, un site n’est retenu que si les critères de sélection mis en place sont respectés. Ces critères sont stricts, leur but est d’écarter les sites d’audience anecdotique, d’audience chaotique, ou dont les données collectées soulignent un dysfonctionnement dans la mesure.
Méthodologie spécifique au 1er graphique : « France – Évolution horaire moyenne du trafic enregistré sur les sites d’actualité »
Plusieurs étapes sont nécessaires à la construction de cette analyse :
Les données analysées concernent la période du 01/01/2011 au 09/04/2011.
Pour chaque site, sous hypothèse à court terme de la stabilité de la tendance du trafic, des méthodes de détection des points aberrants permettent d’isoler les points associés à une hausse de trafic inhabituel.
La méthode non-paramétrique de dessaisonalisation citée précédemment permet à cette étape d’estimer, pour chaque site, le trafic horaire en absence d’effet perturbateur.
Sur ces séries corrigées, les bases respectives, pour chacun des sites, sont ajustées par optimisation, sous les contraintes suivantes :
- approcher la valeur 100
- minimiser les écarts entre indices des différents sites sur la totalité de la période d’analyse (01/02/2011 au 09/04/2011).
A ce stade, une évolution horaire moyenne du trafic corrigé d’effets perturbateurs est obtenue.
Les impacts entre trafic et trafic corrigé sont calculés en chaque point de la série, pour chaque site. Les impacts moyens, introduits en chaque point de l’évolution horaire moyenne du trafic corrigé, permettent d’obtenir une évolution horaire du trafic (non corrigé).
Méthodologie spécifique au 2ème graphique : « France – Impacts quotidiens engendrés par une actualité exceptionnelle, estimés en moyenne sur les sites d’actualité* – (Mars 2011) »
Les séries horaires, réelles et estimées « sans effet perturbateur », sont disponibles pour chacun des sites. Une agrégation à la journée permet, pour chacun des sites, une estimation de l’impact quotidien.
Pour chaque jour, une moyenne de cet impact peut ainsi être calculée.
Méthodologie spécifique au 3ème graphique : « France – Répartition horaire du trafic enregistré le Vendredi 11 mars 2011 estimée en moyenne sur les sites d’actualité* »
Pour chacun des sites, la répartition horaire du trafic estimé « sans effet perturbateur » d’une part, et celle du trafic « estimé supplémentaire » d’autre part, sont calculées sur la journée du vendredi 11 mars.
Dans un second temps, les répartitions moyennes sont déterminées.